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Comment surmonter le syndrome de l'imposteur?


Homme avec sac à dos marchant dans la rue piétonnière, le sourire aux lèvres, cherchant à surmonter son syndrome de l'imposteur
Fier de sa promotion, George rentre du travail bien heureux... Quoique...
 

Après des années de formation et plusieurs diplômes, en plus de son expérience professionnelle, George a enfin réussi! Il a obtenu ce poste tant convoité. À sa sortie de cette rencontre, il se sent tout léger et ressent que la fierté est bien présente. Du moins, il devrait, n'est-ce pas? Après un tel accomplissement, pourquoi la fierté ne serait-elle pas au rendez-vous? Comment se fait-il que ce nouveau défi se révèle de moins en moins agréable tout à coup. À moins qu'il ne s'agisse que d'une fébrilité passagère se dit-il... À chaque pas, pourtant, de nouvelles questions émergent à son esprit : " Et si ce poste n'était pas pour lui finalement? Et si après tout ce n'était que de la chance qu'on l'ait choisi? Et si il n'était pas à la hauteur des attentes? "... Ouf!

 

Ce questionnement intérieur, ce sentiment d'incompétence par moment, le fait de ne pas se sentir à la hauteur et de douter de ses propres habiletés, la plupart d'entre nous, soit environ 70% de la population, le vivrons au moins une fois dans notre vie1.


Une nouvelle opportunité d'avancement se présente dans votre carrière, ou encore vous venez tout juste de prendre place dans un nouveau rôle? Vous venez tout juste d'accepter de nouvelles responsabilités au boulot ou un nouveau rôle au sein d'un projet? Vous vivez un changement important sur le plan personnel ou familial, ou même une nouvelle relation de couple? Ce "syndrome de l'imposteur", ce sentiment de ne pas être à sa place, avant, pendant ou même peu après une transition est un défi commun. Il constitue un obstacle pour plusieurs d'aller de l'avant et de concrétiser leurs plus grands rêves. Pour d'autres, si ce n'est pas avant de plonger qu'il a fait surface, ce sera plutôt une fois que l'on a osé se mettre dans une nouvelle position qu'il apparait.


Ceux et celles touchés par ce phénomène peuvent alors présenter des réactions excessives provoquées par le malaise que ce sentiment d'imposture suscite, minant ainsi leur vie personnelle et/ou professionnelle. Par exemple, certains, accablés par le travail, affirment vivre de l'épuisement en cherchant constamment la perfection, tandis que d'autres, découragés, affichent un niveau marqué de procrastination en sous-estimant encore et encore leurs habiletés.


Pourquoi un article

Il va sans dire qu'il est bienvenu, voire naturel et sain, d'hésiter et de se questionner concernant nos compétences face aux nouveaux défis rencontrés sur notre route. C'est cependant une toute autre chose que de se freiner en s'étourdissant avec un dialogue interne de remise en question, basé sur des attentes surréalistes, ou encore sur un acharnement à sous-estimer ses habiletés et ses capacités...


Derrière le syndrome de l'imposteur, derrière les pensées et croyances limitantes qui le constituent, se cache une multitude d'opportunités inexplorées, des changements potentiellement bénéfiques au niveau personnel et/ou professionnel.


En effet, une fois ce syndrome bien installé dans l'inconscient, celui-ci conditionne la personne à constamment se remettre en question de manière réflexe, fermant la porte à une infinité de possibilités.


En espérant que cet article apporte un éclairage sur comment identifier la présence de cette expérience d'imposture et ouvre la porte aux solutions pour toute personne souhaitant aller de l'avant.


Je vous offre (pour vous et peut-être même pour vos proches), d'utiliser ce questionnement intérieur comme tremplin pour ensuite dessiner la vie à laquelle vous aspirez!


Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur?

Nourri par la peur (d'échouer, de se tromper, d'être jugé, de décevoir les autres et/ou soi-même, etc.), ce phénomène est aujourd'hui communément reconnu. Théorisé par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes, c'est en 1978, que le terme "syndrome de l'imposteur" voit le jour pour l'identifier2.


Initialement, l'hypothèse utilisée était alors de n'attribuer ce "syndrome de l'imposteur" qu'aux femmes, considérant qu'à l'époque, entre autres, c'était avec difficulté que celles-ci devaient se démarquer pour définir leur place sur le marché du travail. Depuis, cette hypothèse a été revue, afin de reconnaitre que les hommes sont aujourd'hui tout aussi susceptibles que les femmes d'attribuer leur succès « à des facteurs extérieurs à leurs habilités propres ».


Aussi, la nomenclature utilisée pour décrire ce phénomène est aujourd'hui remise en question. En effet, considérant que 70% de la population soit appelé à vivre au moins une fois dans sa vie cette expérience d'imposture, on parle de phénomène universel plutôt que de "syndrome" (ou de maladie / pathologie que l'on doit soigner). En ce sens, les deux psychologues ayant nommé initialement ce "syndrome" aspirent aujourd'hui à modifier les termes utilisés pour l'identifier. En effet, ce phénomène (nommé (Imposter Phenomenon (IP) en anglais) n'étant pas identifié comme un trouble mental, psychologues et psychothérapeutes préfèrent plutôt utiliser la forme "expérience temporaire", de durée plus ou moins longue.


Pour les besoins de cet article, le nom "syndrome de l'imposteur" sera maintenu, suite à la popularité de cette nomenclature pour présenter ce phénomène depuis tant d'années. Des termes encore largement utilisés aujourd'hui au sein de la population.


Des questions clés à se poser

Ce concept d'imposture est toujours vague pour vous, mais éveille tout de même votre curiosité? Peut-être, qui sait, hésitez-vous même à creuser davantage?


Je vous invite à prendre un certain recul à l'intérieur de vous-mêmes pour y voir plus clair.


Tout d'abord, rassurez-vous. Oser se questionner ne fait pas de vous un être faible. Bien au contraire! Il s'agit plutôt de mieux se découvrir et de toucher à sa propre vulnérabilité, afin de s'équiper adéquatement par la suite pour relever les défis qui nous tiennent à cœur!


Voici donc une série de questions afin de vous aider à clarifier si ce syndrome est présent pour vous.


Avez-vous tendance à :

  • ressentir que votre succès était principalement dû à la chance plutôt qu'à vos compétences ou votre travail acharné ?

  • minimiser vos réussites et à les attribuer à d'autres facteurs (par exemple, "C'était facile", "J'ai eu de la chance", "Quiconque aurait pu le faire") ?

  • avoir peur que les autres découvrent que vous êtes un-e imposteur-e et que vous n'êtes pas aussi compétent-e qu'ils le pensent ?

  • vous comparer aux autres et à vous sentir inférieur lorsque vous constatez que d'autres ont accompli plus que vous ?

  • éviter les défis ou les projets qui pourraient révéler vos limites ou mettre en lumière votre incompétence ?

  • être perfectionniste et à avoir du mal à accepter les erreurs ou les échecs ?

  • avoir du mal à accepter les compliments ou les éloges, ou pensez-vous qu'ils ne sont pas mérités ?

  • vous sentir anxieux ou stressé à l'idée de devoir prouver vos compétences ou vos connaissances à d'autres personnes ?

Vous avez répondu par la positive à certaines de ces questions?

Peut-être direz-vous que c'est "simplement d'ordre circonstanciel"?


Et si je vous disais qu'en plus ce syndrome peut revêtir plusieurs masques...


Les différents types de syndrome

Le syndrome de l'imposteur peut prendre différentes formes3,4, tout en reposant sur le principe de base de ne pas avoir confiance en ses propres compétences selon les circonstances.


Afin de simplifier cet article, nous nous concentrerons ici à ne nommer que 6 des différents types de syndromes de l'imposteur, parmi les plus répandus :

  1. Le perfectionniste Les personnes atteintes de ce type de syndrome de l'imposteur ont des attentes très élevées pour elles-mêmes et sont très critiques en leur propre endroit. Elles craignent de ne pas être à la hauteur de leurs propres normes, et cela peut les empêcher d'avancer ou de prendre des risques. De plus, puisque toute erreur, aussi petite soit-elle, est perçue comme un échec, le succès découlant de leurs efforts ne sera pas légitime à leurs yeux.

  2. Le génie Ce type s'applique aux personnes ayant souvent l'impression que leurs réalisations ne sont dues qu'à leur intelligence naturelle et qu'elles n'ont pas travaillé assez dur pour les obtenir. Elles peuvent avoir peur d'être exposées comme des imposteurs si elles rencontrent des difficultés ou ont besoin d'aide pour réussir.

  3. L'expert Les personnes touchées par ce type de syndrome l'imposteur ont l'impression qu'elles doivent tout savoir sur leur domaine d'expertise et peuvent redouter d'être exposées comme des imposteurs si elles ne peuvent pas répondre à une question ou ne connaissent pas un sujet en profondeur.

  4. Le solitaire Les personnes affichant ce type de syndrome de l'imposteur préfèrent travailler seules plutôt qu'en équipe et peuvent appréhender d'être exposées comme des imposteurs si elles doivent travailler en équipe ou demander de l'aide.

  5. L'exploit Les personnes atteintes de ce type de syndrome de l'imposteur ont peur de ne pas être à la hauteur de leurs réalisations passées et peuvent avoir l'impression qu'elles ont été chanceuses d'obtenir leurs succès. Elles peuvent avoir peur d'être exposées comme des imposteurs si elles ne peuvent pas continuer à réussir de la même manière.

  6. Le superhéros Les personnes identifiées avec ce type de syndrome de l'imposteur ont tendance à prendre trop de responsabilités et à se mettre la pression pour tout faire parfaitement. Elles peuvent avoir peur de décevoir les autres si elles ne sont pas en mesure de tout gérer.


Un de ces types vous parle?


Et qu'est-ce qui fait la force de ce syndrome d'après vous?

En quoi peut-il être autant présent dans la vie d'une personne?


Ce qu'en dit la neuroscience

La neuroscience nous a permis de confirmer que nous ne portons ici et là notre attention qu'à un seul élément à la fois de manière consciente, tandis que le cerveau gère de manière inconsciente nos fonctions vitales (respiration, température corporelle, digestion, etc.) et le fait de nous mouvoir dans notre environnement en appliquant des gestes habituels (gestes réflexes, effectués sans y penser consciemment), et ce, tout en gérant des millions de stimuli sensoriels!


De plus, la vitesse du cerveau du côté conscient est beaucoup plus lente que celle de l’inconscient. Il est estimé que le cerveau traite des milliards de bits d'information par seconde, tandis que seulement 2000 d'entre eux ne parviennent à la conscience5.


C’est donc majoritairement par réflexe (inconsciemment) que notre cerveau interprète la façon dont il doit réagir aux différents stimuli de son environnement. Pour ce faire, il fait appel à des souvenirs (parfois réels, parfois construits partiellement et parfois construits de toutes pièces) pour lesquels il a soit déjà prévu une réaction réflexe ou pour lesquels il en déduit une nouvelle réaction en s’appuyant sur ce qu’il connait déjà (ou croit déjà connaitre).


Le but de l’inconscient étant de veiller à notre survie et de nous permettre de fonctionner efficacement dans notre environnement de manière automatique, il cherche constamment à enrichir son bagage d’expériences, afin de renforcer la validité des réflexes déjà en place. Ainsi, c'est chaque jour qu'il confirme comment il est "programmé", à l’aide de nos différentes expériences de vie.


Qu'en est-il du syndrome de l'imposteur?


C'est par bienveillance (Oui, oui ! Par bienveillance!), que notre cerveau cherche à nous éviter des ennuis, en évitant les changements dans notre vie!


En portant son attention sur ce qui est considéré nouveau (donc potentiellement dangereux et menaçant pour nous), le cerveau a pour réflexe d'éviter de sortir de sa zone de confort et de nous ramener inconsciemment en terrain connu. C'est par protection qu'il puise dans son bagage de connaissances pour mettre en évidence les raisons pour lesquelles le nouveau défi sort de son cadre d'expertise, afin d'éviter que ne soit explorée cette nouvelle opportunité.


L'inconfort et le doute qui émergent lorsque l'on sort de notre "zone connue" ouvrent alors la porte à un dialogue intérieur qui peut possiblement s'emballer et faire boule de neige, nourri par des pensées et croyances limitantes que nous incarnons... jusqu'à, dans certains cas, prendre de plus en plus de place dans notre esprit. Pour combler le tout, le cerveau qui a comme propriété de renforcir les canaux de communication entre les cellules qui le composent pour accélérer l’accès à l’information jugée utile et valide, il en vient donc à renforcir l'histoire mentale que l'on s'est créée, de manière encore plus prononcée à chaque expérience!


Le syndrome de l'imposteur, installé (et enrichi, expérience après expérience) du côté inconscient du cerveau, cette pensée limitante de ne pas être à la hauteur en vient à guider notre vie de manière réflexe, sans même en avoir conscience. Face aux opportunités qui se présentent, le cerveau mettra alors tout en œuvre pour les éviter (auto-sabotage) ou même simplement ne pas les voir lorsqu'elles font surface (filtre). Il en résulte des opportunités ratées, du sur-place ou le fait de tourner en rond, l'abandon de rêves estimés futiles, des projets sabotés et non concrétisés.


Surmonter le syndrome de l'imposteur, est-ce possible?

Certainement! Et le fait d'avoir pris conscience d'une emprise possible de ce syndrome est déjà un grand pas dans la bonne direction!


C'est en effet avec un certain recul (de manière consciente) qu'il est possible de désamorcer par soi-même l'emprise de ce syndrome. Une fois le type de syndrome de l'imposteur ciblé, il y a lieu de mettre en place des mécanismes utiles pour remplacer l'aspect réflexe qui nous limite. Au besoin, l'accompagnement d'un coach professionnel certifié peut s'avérer utile, afin de cheminer plus rapidement et/ou dans le cadre d'une démarche plus complète et/ou avec une portée plus large.


Le parcours de chacun étant unique, les étapes suivantes, non exhaustives, se veulent être des exemples d'activités pouvant inspirer un éventuel cheminement personnel:


  1. Prendre conscience La prise de conscience de la présence du syndrome de l'imposteur est la toute première étape. Pour ce faire, il s'agit de porter son attention sur ce qui se déroule dans l’ici et maintenant. En prenant un pas de recul, l'idée première est de faire le constat des sphères de notre vie impactées par ce syndrome. Une étape essentielle pour ensuite miser sur les mécanismes à mettre en place pour déjouer l'impact qu'il a sur soi.

  2. Raison d'être Reconnaitre la bienveillance qui se cache derrière ce syndrome peut aussi être très utile. Pour ce faire, une des méthodes consiste à observer comment il agit et questionner ce qu'il cherche à éviter... De quoi souhaite-t-il nous protéger?

  3. Filet de sécurité En prenant de plus en plus conscience de cette remise en question qui est présente en soi et de sa portée, il est ensuite possible de se définir, de manière totalement consciente, un filet de sécurité. On peut alors se poser plusieurs questions: Quelles sont les peurs présentes, les inquiétudes? S'agit-il de faits, ou de possibilités? Avec du recul, sont-elles réellement fondées? Y a-t-il lieu de clarifier les attentes d'autrui? Et qu'en est-il de nos propres attentes? Sont-elles réalistes et utiles? Aussi, en ce qui a trait à nos capacités et compétences, est-ce que notre jugement personnel est suffisant à nos yeux, ou est-ce utile/pertinent de les faire valider par autrui? Il s'agit ici de démystifier ces inquiétudes non fondées qui brouillent tout le reste dans un tourbillon de malaise, rendant le tout plus gros et encore plus gros. Une fois que la part des choses est faite, le filet de sécurité constitue l'ensemble des ressources internes (qualités, capacités, compétences, expériences et habilités personnelles et professionnelles) et des ressources externes (personnes, outils, argent, etc.) que l'on peut mettre en œuvre pour palier, ou encore diminuer l'impact d'un échec potentiel/éventuel que l'on redoute à travers ce syndrome de l'imposteur. Plus concrètement, il s'agit ici d'identifier ses craintes, ainsi que de définir comment l'on peut prévenir que nos peurs (fondées ou non) se concrétisent. Muni de ce filet, de manière consciente, il est alors possible de recadrer l'hésitation qui peut faire surface et d'en désamorcer l'emprise.

  4. Adresser le côté inconscient Une fois que l'on a identifié qu'une pensée limitante n'est pas utile, plusieurs options s'offrent à nous pour s'en défaire. PAR SOI-MÊME Par exemple, il est possible qu’après une réaction réflexe face à un stimuli, on se rende consciemment compte de comment l'on réagit et que l’on se questionne alors sur combien utile / agréable / approprié il est de réagir de la sorte. Si cette réaction ne l'est pas, il est possible d'effectuer un travail d'introspection de manière consciente et de mettre en place des mécanismes permettant d'accumuler des expériences de vie justifiant que cette réaction n'est pas utile et la remplacer par une autre réaction plus utile. La répétition est alors une méthode qui permet de remplacer cette habitude inconsciente par une nouvelle, développant un nouveau réflexe face à un type de situation donné. En effet, il est essentiel que l'emprise inconsciente de cette pensée limitante soit désamorcée, à défaut de quoi la partie inconsciente de notre cerveau (qui a toujours une longueur d'avance sur notre esprit conscient) continuera de filtrer notre perception de la réalité et sera en mesure de maintenir en place un sentiment d'imposture. AVEC L'APPUI D'UN COACH Il est aussi possible (et ce dès le début d'une démarche) pour se défaire de pensées limitantes (dont pourrait, par exemple, se nourrir ce syndrome de l'imposteur), de faire appel à l'accompagnement d'un coach certifié affichant une expertise de techniques de changement de comportement en PNL (Programmation neurolinguistique)6,7 ou encore auprès d'un coach en mesure d'offrir une séance de coaching avancé munit de l'Approche transformationnelle©, afin de désamorcer à sa source le blocage qui est présent de manière inconsciente. En procédant de la sorte, l'emprise inconscient de cette pensée limitante n'étant plus là, la personne coachée bénéficie d'un nouvel espace pour ensuite explorer ce que cachait les limites qu'elle s'était jusqu'ici fixées!

Prochaines étapes...

Vous souhaitez creuser ce sujet davantage? Selon votre angle d'intérêt, plusieurs ouvrages sont disponibles. Peut-être même souhaitez-vous explorer en quoi un accompagnement professionnel en coaching pourrait vous être utile?


Si oui, réservez dès maintenant une rencontre de Découverte (sans frais, ni engagement) pour y voir plus clair au sujet des prochaines étapes utiles pour vous.


 

1. John Gravois, You're Not Fooliing Anyone. The Chronicle of Higher Education Volume 54 (11 Nov). (2007)

2. Pauline R. Clance & Suzanne A. Imes, The Impostor Phenomenon in High Achieving Women: Dynamics and Therapeutic Intervention. Psychotherapy: Theory Research and Practice. (1978) Volume 15, pp.241-247

3. Valery Young, The Secret Thoughts of Successful Women : Why Capable People Suffer from the Impostor Syndrome and How to Thrive in Spite of It (2011)

4. Grace S. Y. Chang, The Impostor Syndrome: How to Replace Self-Doubt with Self-Confidence and Train Your Brain for Success.

5. Joe Dispenza, Evolve your brain: The science of changing your mind. (2008)

6. Richard Bandler & John Grinder, Frogs into Princes: Neuro Linguistic Programming.

7. Richard Bandler & John Grinder, Trance-Formations: Neuro-Linguistic Programming and the Structure of Hypnosis.

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